La spiruline serait-elle une des clés dans la conquête de l'espace ?

En tout cas les scientifiques des programmes spaciaux semblent le penser, depuis plus de 30 ans !


Reyclage de CO2 et d'effluents, production d'oxygène et de nutriments précieux, l'efficience métabolique de la spiruline a capté depuis longtemps l'attention de l'agence spatiale européenne, et fera peut-être un jour partie d'un eco-système visant à permettre l'autonomie des vaisseaux en ressources, et donc à voyager plus loin et plus longtemps dans l'espace..


Depuis 1989, le projet MELISSA (Micro-Ecological Life Support Alternative) porté par l'ESA vise à développer un système de "bio-régénération", capable d'utiliser au mieux les déchets produits par les équipages des vaisseaux spatiaux afin de les transformer en ressources rares dans l'espace, comme l'oxygène ou la nourriture. 


Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse paru il y a quelques jours sur les dernières avancées de ce projet et un lien vers l'ensemble des projets que couvre le programme MELISSA ici

L’Agence Spatiale Européenne confie à QinetiQ et CAPACITÉS la récolte de spiruline en condition zéro gravité

Dans le cadre du projet MELiSSA (Micro-Ecological Life Support Alternative), l’Agence Spatiale Européenne (ESA) a retenu QinetiQ, associé à CAPACITÉS, pour démontrer l’efficacité d’un procédé de culture et de récolte de spiruline en condition zéro gravité. Cette microalgue a le pouvoir de recycler les effluents de la station spatiale, en se nourrissant du carbone et de l’azote, pour produire de la nourriture à fort potentiel nutritionnel.

L’ambition : créer une station spatiale autonome

Lancé en 1989, le projet MELiSSA ambitionne de transformer un vaisseau spatial en écosystème fermé, en recyclant le dioxyde de carbone et les déchets organiques pour les

transformer en nourriture, en oxygène et en eau. En effet, approvisionner la station spatiale internationale ISS en oxygène, eau et aliments coûte déjà très cher et requiert beaucoup de temps. Des missions spatiales de plus longue durée vers la Lune ou Mars nécessiteraient 30 tonnes d’approvisionnement. D’où la nécessité de mettre au point un système de biorégénération.

Le défi : cultiver et récolter de la spiruline en condition zéro gravité

La spiruline est une microalgue extrêmement intéressante d’un point de vue nutritionnel. Elle recycle l’eau dans laquelle elle pousse et produit de l’oxygène. Enfin, elle pousse jusqu’à 100 fois plus vite qu’une plante terrestre. C’est la candidate idéale pour une mission spatiale. L’enjeu est de réussir à la cultiver et à la récolter dans l’espace, donc en condition zéro gravité. Dans ce but, nos ingénieurs en génie des bioprocédés et valorisation des microalgues vont tenter de valider un procédé axénique de culture et de récolte en continu de la spiruline, dans un photobioréacteur contrôlé développé par le laboratoire GEPEA : HECTOR. QinetiQ et CAPACITÉS étudieront plusieurs technologies de filtration, en vue de s’affranchir de la gravité pour la filtration des microalgues. Le projet a démarré en décembre 2020 et devrait durer un peu plus d’un an.

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